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Proposition de consommateur vs faillite Canada 2026 : guide complet

Voyageur
29 juin 2026Mis à jour 3 août 2026
Politique éditoriale

Résumé clé : Au Canada, la proposition de consommateur et la faillite sont toutes deux des procédures d'insolvabilité formelles régies par la loi fédérale, la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, administrées par un syndic autorisé en insolvabilité. Une proposition de consommateur est une offre de payer aux créanciers une partie de ce que vous devez sur une période allant jusqu'à cinq ans, destinée aux personnes ayant des dettes de 250 000 $ ou moins (à l'exclusion d'une hypothèque sur votre maison). La faillite est décrite comme un dernier recours et peut se terminer par une libération automatique en aussi peu que 9 mois. Aucune n'efface toutes les dettes, et aucune n'est universellement « meilleure ». Ce guide compare le coût, les délais, l'impact sur le crédit et les biens, mais seul un syndic peut recommander ce qui convient à votre situation.

Cet article présente des renseignements généraux à l'intention des personnes qui comparent leurs options. Il ne constitue pas un conseil juridique, financier, fiscal, en matière de crédit, d'insolvabilité ou d'immigration. Parlez à un syndic autorisé en insolvabilité, et au besoin à un avocat, un conseiller fiscal ou un professionnel réglementé en immigration, avant d'agir.

Si vous êtes lourdement endetté et recevez des appels de recouvrement, deux options formelles reviennent souvent : la proposition de consommateur et la faillite. Les deux sont légales, les deux arrêtent la plupart des recours des créanciers, et les deux laissent une marque sur votre crédit. Elles ne sont pas identiques, et le bon choix dépend entièrement de vos dettes, de votre revenu, de vos biens, de votre famille et de votre province. Ce guide explique comment chacune fonctionne, côte à côte, en s'appuyant uniquement sur des sources officielles. Il ne vous dit pas laquelle choisir, et il ne remplace pas une rencontre avec un syndic autorisé en insolvabilité.

Qu'est-ce que l'insolvabilité au Canada, et qui dirige la procédure ?

Au Canada, les règles de la proposition de consommateur et de la faillite proviennent d'une seule loi fédérale, la Loi sur la faillite et l'insolvabilité (LFI) [6]. Elle est supervisée par le Bureau du surintendant des faillites (BSF), qui administre la Loi, accorde des licences et réglemente la profession en insolvabilité, supervise la procédure et tient les dossiers et statistiques publics d'insolvabilité [1].

Être « insolvable » est un statut juridique, pas seulement le sentiment d'avoir trop de dettes. La LFI décrit une personne insolvable comme quelqu'un qui doit au moins 1 000 $ en réclamations prouvables, vit, fait affaire ou possède des biens au Canada, et est généralement incapable de payer ses dettes à échéance [6]. La porte d'entrée légale est l'insolvabilité, pas un chiffre de dette unique.

Le professionnel au centre des deux options est le syndic autorisé en insolvabilité (SAI). Le BSF indique qu'un syndic est le seul professionnel autorisé à administrer les procédures d'insolvabilité réglementées par le gouvernement qui permettent la libération de la dette, y compris les propositions de consommateur et les faillites [2]. Un syndic est un officier du tribunal qui équilibre les intérêts des débiteurs et des créanciers, et le BSF indique que les syndics ne facturent généralement pas la première consultation [1][2].

À titre de contexte, le BSF a rapporté 13 014 insolvabilités en avril 2026, composées de 3 204 faillites et 9 810 propositions. Au cours de l'année se terminant le 30 avril 2026, les propositions de consommateur représentaient environ 78,4 % des insolvabilités de consommateurs, donc les propositions sont maintenant la voie la plus courante. Le BSF met en garde contre une interprétation excessive d'un seul mois [13].

Qu'est-ce qu'une proposition de consommateur ?

Une proposition de consommateur est une offre formelle et juridiquement contraignante que votre syndic bâtit avec vous et présente à vos créanciers. Elle peut demander aux créanciers d'accepter un pourcentage de ce que vous devez, plus de temps pour payer, ou les deux [3]. Vous faites un paiement régulier au syndic, qui distribue les fonds aux créanciers après les honoraires prescrits [3][6].

Les caractéristiques clés :

  • Elle s'adresse à un « débiteur consommateur » : une personne insolvable ayant des dettes ne dépassant pas 250 000 $, à l'exclusion de toute hypothèque sur une résidence principale [6].
  • Elle doit prévoir un achèvement dans les cinq ans [6].
  • Une fois déposée, vous cessez de payer directement les créanciers non garantis, et leurs saisies de salaire et poursuites sont arrêtées [3].
  • Les créanciers reçoivent un dossier et disposent de 45 jours pour accepter ou rejeter. Une assemblée est tenue si des créanciers détenant au moins 25 % des réclamations prouvées en demandent une [6].
  • Elle est acceptée à la majorité simple en valeur monétaire, « 50 % plus 1 ». Si les réclamations prouvées totalisent 150 000 $, les créanciers votant oui doivent détenir au moins 75 001 $ [3].
  • Lorsque vous terminez, le syndic émet un certificat d'exécution intégrale [6].

Une proposition peut être réputée annulée si vous prenez du retard d'environ trois paiements mensuels, ou trois mois pour des paiements moins fréquents, à moins qu'une ordonnance du tribunal ou une modification ne s'applique [6]. Si vos dettes dépassent 250 000 $, une proposition différente de la section I peut s'appliquer, mais le BSF avertit que si les créanciers rejettent une proposition de la section I, vous êtes automatiquement mis en faillite [1].

Qu'est-ce que la faillite ?

La faillite est une procédure juridique, accessible par l'entremise d'un syndic, que le BSF présente comme un dernier recours lorsque vous ne pouvez pas respecter vos obligations et ne pouvez pas résoudre le problème autrement [1][4]. Lorsque les formulaires sont déposés et que le séquestre officiel les accepte, vous êtes officiellement déclaré en faillite, et le syndic traite avec les créanciers à partir de ce moment [1][4].

Le BSF indique qu'après le dépôt, les paiements aux créanciers non garantis cessent, les saisies et poursuites s'arrêtent, et les créanciers sont avisés [4]. En retour, vous avez des devoirs : divulguer vos biens et dettes, remettre les cartes de crédit, assister à deux séances de consultation, remettre les biens non exemptés et tenir le syndic informé jusqu'à la libération [4].

L'étape finale est la libération, qui vous décharge de l'obligation juridique de rembourser la plupart des dettes que vous deviez au moment de la faillite. Certaines dettes ne sont pas effacées, ce que nous abordons plus bas [1][7]. La libération est souvent automatique, mais dépend de l'existence d'une opposition, de l'application de paiements de revenu excédentaire, de l'achèvement des consultations et du fait qu'il s'agisse de votre première ou deuxième faillite [4].

Proposition de consommateur vs faillite : comparaison côte à côte

Ce tableau résume les principales différences. C'est un point de départ pour une conversation avec un syndic, pas une recommandation. La bonne voie dépend de l'ensemble de votre situation.

Sujet Proposition de consommateur Faillite
Admissibilité Personne insolvable ayant des dettes de 250 000 $ ou moins, à l'exclusion d'une hypothèque sur une résidence principale [6] Selon les règles d'insolvabilité de la LFI : au moins 1 000 $ de dette prouvable plus incapacité de payer, et un lien avec le Canada [6]
Coût Le paiement de la proposition dépend du cas ; les honoraires comprennent 750 $ au dépôt, 750 $ à l'approbation, 20 % de l'argent distribué, des frais de dépôt de 100 $, les consultations et les taxes [8] Selon le cas ; en vertu de la Directive 11R2-2026, les paiements de revenu excédentaire correspondent à 50 % de cet excédent s'il atteint 200 $ par mois ou plus [9]
Durée Doit être achevée dans les 5 ans [6] Première faillite 9 ou 21 mois ; deuxième 24 ou 36 mois, sous conditions [4][9]
Impact sur le crédit Retirée 3 ans après le paiement des dettes de la proposition, ou 6 ans après la signature, selon la première éventualité ; le BSF indique la durée de la proposition plus 3 ans ; la formulation varie [5][10] Généralement retirée 6 ans après la libération, 7 ans dans certaines provinces ; faillites multiples 14 ans [5][10]
Biens Peut garder ses biens si acceptée et conditions respectées, tout en payant les créanciers garantis ; les droits garantis demeurent [1][3] Le syndic vend les biens non exemptés ; les biens exemptés dépendent de la loi provinciale [1][4]
Dettes non effacées Les dettes de l'article 178 de la LFI subsistent sauf transaction spéciale et vote favorable du créancier [6][7] La libération ne s'applique pas aux dettes visées à l'article 178 de la LFI : pensions alimentaires, amendes, certaines dettes de fraude, prêts étudiants récents et intérêts connexes [7]
Dossier public Devient partie des dossiers publics d'insolvabilité ; bureaux de crédit avisés [1] Devient partie des dossiers publics d'insolvabilité ; bureaux de crédit avisés [1]
Cadrage Alternative formelle à la faillite pour les débiteurs admissibles pouvant faire des paiements Présentée comme un dernier recours par le BSF

Ne lisez pas ce tableau comme si une option « gagnait ». Les biens, le revenu, le crédit, les insolvabilités antérieures, les dettes protégées et les objectifs personnels peuvent tous changer l'issue [1][4].

Qui est admissible à chaque option ?

Pour une proposition de consommateur, la LFI définit un débiteur consommateur comme une personne insolvable ayant des dettes totales ne dépassant pas 250 000 $, à l'exclusion des dettes garanties par sa résidence principale [6]. Si vos dettes dépassent ce plafond, une proposition peut encore être possible sous des règles différentes, mais c'est une voie distincte à discuter avec un syndic [1].

Pour la faillite, la porte d'entrée est l'insolvabilité, pas le simple fait d'avoir des dettes. Vous devez avoir au moins 1 000 $ de dettes prouvables, satisfaire à un critère légal d'incapacité de payer et avoir une résidence, une entreprise ou des biens au Canada [6]. Un chiffre de dette à lui seul ne signifie pas que vous êtes admissible ou que vous devriez déposer. Le BSF conseille aux personnes en grave difficulté financière de rencontrer un syndic et d'apporter toute leur information financière afin d'évaluer l'admissibilité et la pertinence [1][2].

Combien coûte chaque option ?

Les honoraires d'insolvabilité sont réglementés, pas fixés librement par le syndic. Pour une proposition de consommateur, les honoraires et dépenses d'administrateur prescrits comprennent 750 $ au dépôt de la proposition, 750 $ à l'approbation ou l'approbation réputée, 20 % de l'argent distribué aux créanciers, des frais de dépôt de 100 $, les frais de consultation, les honoraires du registraire et les taxes applicables [8]. Les consultations elles-mêmes sont tarifées à 85 $ par séance individuelle et à 25 $ par personne pour les séances de groupe [8]. Ces montants proviennent de vos paiements de proposition, donc il n'y a pas de facture supplémentaire.

Ce que vous payez réellement dans une proposition dépend de l'entente acceptée par vos créanciers, donc aucune source honnête ne peut dire qu'« une proposition coûte exactement X » pour tout le monde [6][8].

Pour la faillite, les coûts dépendent du cas et sont déterminés notamment par le revenu excédentaire. En vertu de la Directive 11R2-2026 du BSF, publiée le 27 mars 2026, si votre revenu excédentaire mensuel est inférieur à 200 $, vous ne payez généralement rien de plus ; s'il atteint au moins 200 $, vous versez 50 % de cet excédent à l'actif de la faillite, sous réserve d'ajustements selon la taille de la famille [9]. Le revenu excédentaire est calculé par rapport à des normes mensuelles allant de 2 716 $ pour une personne à 7 188 $ pour une famille de sept personnes ou plus ; il ne correspond pas simplement au « salaire moins le loyer » [9]. Une première consultation gratuite permet à un syndic d'estimer les montants applicables [2].

Combien de temps cela dure-t-il, et qu'arrive-t-il à votre crédit ?

C'est surtout par leur durée et leur incidence sur le dossier de crédit que les deux voies diffèrent. Une proposition de consommateur doit être achevée dans les cinq ans [6]. Une première faillite peut se terminer par une libération automatique après 9 mois s'il n'y a pas d'opposition et pas de paiements de revenu excédentaire, ou 21 mois si des paiements de revenu excédentaire s'appliquent ; une deuxième faillite dure généralement 24 ou 36 mois [4][9].

La durée de conservation au dossier de crédit varie selon le bureau et la province ; traitez donc toute date unique avec prudence. L'ACFC indique qu'une proposition de consommateur est retirée par Equifax et TransUnion trois ans après le paiement des dettes visées ou six ans après la signature, selon la première éventualité, tandis que le BSF parle de la durée de la proposition plus trois ans [5][10]. Pour la faillite, l'ACFC indique qu'elle est généralement retirée six ans après la libération, ou sept ans par TransUnion à Terre-Neuve-et-Labrador, en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Québec ; les faillites multiples restent quatorze ans [10]. Le BSF donne des chiffres similaires de 6 ou 7 ans et de 14 ans [5].

Le rétablissement n'est pas garanti, et personne n'est obligé de vous accorder du crédit après l'insolvabilité [1][3][4]. Pour comprendre le fonctionnement des bureaux et comment vous rétablir, consultez notre guide complet de la cote de crédit au Canada, qui couvre Equifax et TransUnion, les vérifications avec impact et les paiements à temps. L'ACFC suggère de payer à temps, d'utiliser moins de 30 % du crédit disponible, de limiter les vérifications avec impact et de corriger les erreurs au dossier [10].

Quelles dettes ne sont PAS effacées ?

C'est la chose la plus importante à comprendre : aucune option n'efface toutes les dettes. La libération de faillite efface la plupart des dettes, mais l'article 178 de la LFI préserve plusieurs catégories. Cela comprend les amendes, pénalités et restitutions judiciaires ; la pension alimentaire et le soutien ; certaines dettes de fraude ou fiduciaires ; les dettes provenant de faux-semblants ou de fausses déclarations frauduleuses ; les prêts étudiants et d'apprentissage dans la période légale de sept ans ; et les intérêts sur ces montants [7].

Une proposition de consommateur n'efface pas non plus automatiquement les dettes de l'article 178. Elle ne les efface que si la proposition prévoit explicitement une transaction sur cette dette et que le créancier concerné a voté pour l'accepter [6][7]. Pour les prêts étudiants et d'apprentissage, un tribunal peut, cinq ans après la fin de vos études, lever la règle de non-libération si vous avez agi de bonne foi et faites encore face à des difficultés, mais cette mesure relève du tribunal et n'est pas automatique [7].

La dette fiscale mérite une mise en garde distincte. La dette envers l'ARC n'est pas énumérée comme une catégorie distincte de non-libération, mais elle peut comporter des réclamations prioritaires, des privilèges et des obligations postérieures au dépôt ; ne supposez donc pas que « la dette envers l'ARC est toujours effacée ». Obtenez un avis précis d'un syndic ou d'un conseiller fiscal avant de vous fier à tout résultat fiscal.

Qu'arrive-t-il à vos biens ?

Dans une proposition de consommateur, le BSF indique que si la proposition est acceptée et que vous en respectez les conditions, vous pouvez garder des biens tels que des épargnes, des placements, une voiture ou une maison, tout en continuant de payer les créanciers garantis [1][3]. Ce n'est pas la même chose que « tous les biens sont protégés » : les droits des créanciers garantis, les conditions de prêt et de location, les arriérés et la valeur nette comptent toujours [6].

En faillite, le syndic prend possession des biens au-delà de ceux exemptés par la loi provinciale ou territoriale, les vend et paie les créanciers [1][4]. Les exemptions varient grandement selon la province, couvrant des éléments comme les biens ménagers, un véhicule, les outils de travail et un montant plafonné de valeur nette de la maison. Comme les montants diffèrent et changent, la règle sûre est que les biens non exemptés peuvent être vendus tandis que les biens exemptés sont protégés, et votre syndic vous dira quelles exemptions s'appliquent là où vous vivez [4]. Évitez de supposer que vous « gardez tout » ou « perdez tout ».

Les options avant l'insolvabilité formelle

La proposition et la faillite ne sont pas les seules voies, mais les options ne sont pas automatiquement plus sûres. Les options comprennent la négociation directe avec les créanciers, la consolidation de dettes, les conseils en matière de crédit et un programme de gestion des dettes (PGD).

  • Consolidation de dettes : l'ACFC indique que combiner les dettes peut simplifier les paiements et économiser des intérêts si le nouveau taux est plus bas, mais cela peut prolonger le remboursement et coûter plus cher avec le temps, et faire une demande à plusieurs prêteurs crée des vérifications avec impact au crédit [10]. Une promotion de transfert de solde dure habituellement 6 à 18 mois et vous pouvez la perdre après un paiement manqué [10].
  • Conseils en matière de crédit : parler à un conseiller n'affecte pas votre cote de crédit. Il existe des firmes à but non lucratif et à but lucratif, donc comparez la réputation, les coûts et les plaintes.
  • Programme de gestion des dettes : un PGD est un arrangement informel qui rembourse habituellement 100 % des dettes incluses et peut réduire les intérêts. Ce n'est pas une proposition de consommateur : un conseiller peut demander aux créanciers de cesser le recouvrement mais ne peut pas les y forcer légalement.

La différence clé est la protection juridique. Seule une proposition de consommateur ou une faillite administrée par un syndic déclenche la suspension légale contre la plupart des créanciers [2][11]. Ces solutions peuvent valoir la peine d'être explorées, mais doivent être mises en balance avec l'évaluation d'un syndic.

Avertissement : arnaques de « règlement de dettes » et « programmes gouvernementaux »

Avant de payer qui que ce soit pour un « règlement de dettes », vérifiez si vous avez affaire à un syndic autorisé en insolvabilité. Les propositions de consommateur et les faillites sont des procédures juridiques formelles que seul un syndic peut administrer. Méfiez-vous des frais initiaux, des promesses de réparation garantie du crédit, des formulations du type « programme gouvernemental » et des affirmations selon lesquelles les recours des créanciers cesseront sans dépôt réel par un syndic.

L'ACFC indique qu'il est illégal pour une entreprise de prétendre pouvoir gérer une proposition de consommateur ou une faillite si elle n'emploie pas de syndic, et que les entreprises de règlement de dettes ne peuvent pas garantir de fortes réductions, ne peuvent pas forcer les créanciers à participer, et ne peuvent pas fournir de protection juridique contre la saisie de biens [11]. Le BSF confirme que seul un syndic peut administrer les procédures réglementées par le gouvernement qui permettent la libération de dettes [2]. Si un service facture des frais à l'avance pour une solution « garantie », vérifiez la licence du syndic auprès du BSF avant de payer.

Une note pour les nouveaux arrivants, les RP et les parrains

Les conséquences sur l'immigration et le parrainage peuvent dépendre des faits. Cet article n'évalue pas les questions de RP, de citoyenneté, de parrainage, d'interdiction de territoire, de fausse déclaration ou de prêts d'immigration. Vérifiez les règles actuelles d'IRCC et obtenez un avis qualifié pour votre situation.

Ne supposez pas que l'insolvabilité n'a aucune incidence sur l'immigration. IRCC indique que vous pourriez être inadmissible à parrainer un époux, un conjoint ou un enfant si vous avez déclaré faillite sans encore être libéré, bien que cette restriction ne s'applique pas à ce type de parrainage au Québec [12]. Aucune source officielle claire n'indique qu'une proposition ou une faillite annule à elle seule le statut de résident permanent ou empêche l'obtention de la citoyenneté, mais l'absence de règle ne constitue pas une garantie. Si vous parrainez un membre de votre famille, demandez la citoyenneté ou avez des prêts d'immigration, vérifiez les règles actuelles d'IRCC et obtenez des conseils juridiques ou ceux d'un professionnel réglementé en immigration avant d'entamer une procédure [12].

Comment démarrer

La première étape est la même pour les deux options : rencontrer un syndic autorisé en insolvabilité. Apportez tous les détails de vos dettes, votre revenu, vos biens et votre situation familiale. Le syndic examine tout, explique les avantages et inconvénients d'une proposition, de la faillite et des options, et la première rencontre est habituellement gratuite [1][2]. Vous pouvez vérifier la licence d'un syndic et chercher dans les dossiers publics auprès du BSF. Quoi que vous décidiez, le syndic s'occupe du dépôt et traite avec les créanciers en votre nom une fois la procédure commencée [2][4].

Points clés à retenir

  • La proposition de consommateur et la faillite sont toutes deux des procédures d'insolvabilité formelles sous la LFI, gérées par un syndic autorisé en insolvabilité, pas un conseiller en dettes [2][6].
  • Une proposition de consommateur est offerte aux personnes admissibles dont les dettes ne dépassent pas 250 000 $ et doit se terminer dans les cinq ans ; une personne qui fait faillite pour la première fois peut obtenir sa libération en 9 ou 21 mois [6][9].
  • Aucune n'efface toutes les dettes : l'article 178 conserve les pensions alimentaires, les amendes, certaines dettes de fraude et les prêts étudiants récents [7].
  • Le retrait du dossier de crédit est d'environ 3 ans après une proposition payée ou 6 ans après la signature, et d'environ 6 à 7 ans après une première libération de faillite, avec une formulation qui varie [5][10].
  • L'issue pour les biens dépend de l'acceptation, des créanciers garantis et des exemptions provinciales, donc ne supposez pas que vous gardez ou perdez tout [1][4].
  • Seule une procédure d'insolvabilité administrée par un syndic procure une protection juridique contre les créanciers ; méfiez-vous des arnaques de « programme gouvernemental » [2][11].
  • Obtenez un avis avant de déposer si vous êtes parrain, RP ou demandeur de citoyenneté [12].

FAQ

Q: Quelle est la principale différence entre une proposition de consommateur et la faillite ?

A: Une proposition de consommateur est une offre, par l'entremise d'un syndic, de payer aux créanciers une partie de ce que vous devez, d'allonger le délai, ou les deux. La faillite est une procédure distincte où le syndic peut vendre des biens non exemptés et la libération efface la plupart des dettes sauf les exceptions prévues par la loi. Celle qui convient dépend du cas [3][4][7].

Q: Qui est admissible à une proposition de consommateur ?

A: Un débiteur consommateur insolvable ayant des dettes ne dépassant pas 250 000 $, à l'exclusion d'une hypothèque sur une résidence principale. Un syndic confirme l'admissibilité et la pertinence [6].

Q: L'une ou l'autre option arrête-t-elle la saisie de salaire et les poursuites ?

A: Le dépôt peut déclencher une suspension légale pour les réclamations prouvables, sous réserve d'exceptions. Le BSF indique que les paiements aux créanciers non garantis, les saisies et les poursuites s'arrêtent. Les créanciers garantis peuvent nécessiter une analyse distincte [1][3][4].

Q: Combien de temps dure une proposition de consommateur ?

A: Elle doit être achevée dans les cinq ans. Un retard d'environ trois paiements, ou trois mois pour des paiements moins fréquents, peut entraîner l'annulation réputée à moins qu'une ordonnance du tribunal ou une modification ne s'applique [6].

Q: Combien de temps dure une première faillite ?

A: La libération automatique peut survenir après 9 mois sans opposition et sans paiements de revenu excédentaire, ou après 21 mois si des paiements de revenu excédentaire s'appliquent. Une deuxième faillite dure généralement 24 ou 36 mois [4][9].

Q: Laquelle est pire pour mon dossier de crédit ?

A: Il n'y a pas de classement unique. L'ACFC indique qu'une proposition est retirée 3 ans après le paiement ou 6 ans après la signature, selon la première éventualité, et la faillite environ 6 à 7 ans après la libération, avec 14 ans pour les faillites multiples. La formulation varie [5][10].

Q: Vais-je perdre ma voiture, ma maison ou mes épargnes ?

A: Dans une proposition vous pouvez garder vos biens si elle est acceptée et les conditions respectées, en payant les créanciers garantis. En faillite, les biens non exemptés peuvent être vendus, avec des exemptions fixées par la loi provinciale. Un syndic peut examiner votre cas [1][3][4].

Q: Les prêts étudiants, impôts, pensions et amendes sont-ils effacés ?

A: Toutes les dettes ne disparaissent pas. L'article 178 maintient les obligations relatives aux pensions alimentaires, aux amendes et restitutions, à certaines dettes de fraude, aux prêts étudiants récents et aux intérêts. Les propositions ne les effacent pas, sauf transaction spéciale. Les dettes fiscales nécessitent un examen distinct [6][7].

Q: Que se passe-t-il si les créanciers rejettent ma proposition ou si je manque des paiements ?

A: Les créanciers disposent de 45 jours pour répondre, et une assemblée est régie par des règles particulières si ceux qui détiennent 25 % de la valeur en demandent une. Si la proposition n'est pas acceptée ou est annulée, le recouvrement peut reprendre. Un défaut d'environ trois paiements peut entraîner une annulation réputée, à moins qu'une ordonnance du tribunal ou une modification ne s'applique [6].

Q: La faillite affectera-t-elle ma RP, ma citoyenneté ou le parrainage de ma famille ?

A: Il n'y a pas de réponse simple par oui ou par non. IRCC indique qu'un failli non libéré peut être inadmissible à parrainer un époux, un conjoint ou un enfant, sous réserve d'une exception au Québec. Vérifiez les règles actuelles d'IRCC et obtenez un avis avant de conclure qu'il n'y a aucune incidence [12].

Q: Un conseiller en dettes peut-il déposer une proposition pour moi ?

A: Non. Seul un syndic autorisé en insolvabilité peut administrer les propositions et faillites. L'ACFC indique qu'il est illégal pour une entreprise de prétendre pouvoir gérer cela sans syndic [2][11].

Q: La consolidation ou un PGD sont-ils de meilleures options ?

A: Ce peuvent être des options, pas universellement meilleures. La consolidation peut économiser des intérêts si les taux baissent mais coûter plus cher si elle est prolongée. Un PGD rembourse habituellement 100 % et ne peut légalement forcer les créanciers à cesser le recouvrement [10][11].

Q: Combien coûte une proposition de consommateur ?

A: Cela dépend de l'entente acceptée. Les honoraires comprennent 750 $ au dépôt, 750 $ à l'approbation, 20 % de l'argent distribué, des frais de dépôt de 100 $, les consultations et les taxes, payés à partir de vos paiements de proposition [8].

Q: Comment démarrer ?

A: Rencontrez un syndic, apportez tous vos détails financiers et demandez-lui d'expliquer les propositions, la faillite et les options. La première rencontre est habituellement gratuite [1][2].

Mots-clés connexes

Outils connexes

Articles connexes

  1. Consumed by debt? Information for consumers on the insolvency process - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  2. What is a Licensed Insolvency Trustee? - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  3. You Owe Money - Consumer proposals - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  4. Considering bankruptcy - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  5. Compare debt solutions - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  6. Bankruptcy and Insolvency Act, R.S.C. 1985, c. B-3 - Justice Laws Website(Accessed: 2026-06-28)
  7. Bankruptcy and Insolvency Act, section 178 - Debts not released by discharge - Justice Laws Website(Accessed: 2026-06-28)
  8. Bankruptcy and Insolvency General Rules (administrator fees, rules 129-132) - Justice Laws Website(Accessed: 2026-06-28)
  9. Directive No. 11R2-2026, Surplus Income - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)
  10. How long information stays on your credit report - Financial Consumer Agency of Canada(Accessed: 2026-06-28)
  11. Using a debt settlement company - Financial Consumer Agency of Canada(Accessed: 2026-06-28)
  12. Sponsor your spouse, partner or child: Check if you're eligible - Immigration, Refugees and Citizenship Canada(Accessed: 2026-06-28)
  13. Insolvency Statistics in Canada - April 2026 - Office of the Superintendent of Bankruptcy (ISED)(Accessed: 2026-06-28)

Avertissement

Cet article présente des renseignements généraux, et non des conseils juridiques, financiers, fiscaux, en matière de crédit, d'insolvabilité ou d'immigration. La proposition de consommateur et la faillite sont des procédures juridiques formelles qui peuvent affecter vos biens, votre crédit, vos impôts, les poursuites et votre admissibilité au parrainage. Parlez à un syndic autorisé en insolvabilité, et au besoin à un avocat, un conseiller fiscal ou un professionnel réglementé en immigration, avant d'agir.

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